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Le stress et l'alcool

Alcool Stress
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Le monde est stressé ! On peut dire sans se tromper que le stress est profondément ancré dans les mœurs même de notre société. Plusieurs facteurs y contribuent : économie incertaine, restructuration d’entreprise, difficultés interpersonnelles, pour ne nommer que ceux-là. Déjà en 1992, dans une étude de l’Association canadienne pour la santé mentale, 47% des répondants disaient se sentir «très stressés» quelques fois par semaine ou même tout le temps !

 

Se déstresser

Jogging, yoga, relaxation : un nombre croissant d'adeptes utilisent ces méthodes éprouvées pour réduire le stress.

C'est une chose que de prendre un verre pour se détendre lors d'un repas, c'en est une autre d'utiliser sciemment l'alcool comme agent «anti-stress».

Or justement, pour certains, la consommation d'alcool constitue le moyen privilégié pour réduire leur stress. On comprend aujourd'hui un peu plus pourquoi.

 

L'alcool : une drogue

L'alcool est une drogue. Elle est une drogue parce que l'éthanol, son constituant principal, a pour effet de ralentir l'activité du système nerveux. On dira de l'alcool qu'il est un «dépresseur» de cette activité.

 

Comment donc agit l'alcool ?

Essentiellement de la même façon que les tranquillisants mi¬neurs, utilisés pour leurs propriétés anxiolytiques (anti-anxiété).

En effet, ces médicaments agissent sur certains neurotransmetteurs (les messagers chimiques de notre cerveau) dont le rôle est de ralentir l'activité du cerveau. L'alcool agit de même.

Nombre de scientifiques connaissent depuis longtemps et continuent d'étudier les propriétés anti-anxiété — donc «anti-stress» — de l'alcool.

Aussi n'est-il pas surprenant d'entendre un alcoolique réadapté dire qu'il a longtemps consommé de l'alcool afin de calmer son stress, prenant ainsi en main sa propre forme de traitement médicamenteux.

Pourquoi s'en préoccuper ? Parce que l'alcool — on le comprend mieux maintenant — est un bon moyen de réduire le stress malheureusement.

 

De la consommation la dépendance

La grande majorité des consommateurs d'alcool n'auront jamais de problèmes.

On estime toutefois que de 10% à 12% de la population adulte connaîtra des problèmes liés à la consommation d'alcool.

De plus, des spécialistes croient qu'un nombre élevé de personnes — sans avoir de pro¬blèmes évidents — font de mauvais choix vis-à-vis la consommation d'alcool (alcool et conduite de véhicule, etc.). Ces personnes risquent de devenir dépendantes de l'alcool si elles en font régulièrement un usage non approprié.

La dépendance à l'alcool — qui peut prendre 5, 10 ou 20 ans avant de se manifester pleinement — suit généralement un con¬tinuum qui va de la consommation périodique, en passant par la consommation excessive, jusqu'à la dépendance (aussi appelé alcoolisme).

Deux signes fondamentaux la caractérisent : la tolérance — le buveur doit augmenter sa dose pour ressentir le même effet; la perte de contrôle — le buveur boit toujours jusqu'à l'ébriété et toujours des quantités au-delà de ce qu'il avait l'intention de boire.

Une fois la dépendance installée, la personne, c'est bien connu, nie avoir un problème et déclare qu'elle peut arrêter n'importe quand !

 

Éléments de solution

Tout le monde, ou presque, éprouve un jour ou l'autre des problèmes de stress. Tous n'y font pas face de la même façon. Certains ont besoin d'utiliser les services confidentiels d'un programme d'aide ou d'une ressource communautaire.

D'autres s'adonnent plutôt à des activités relaxantes; des activités qui canalisent un surplus d'énergie et stimulent des mécanismes régulateurs du cerveau, dont les «morphines naturelles» — les fameuses «endorphines», calmantes, sécrétées après le sport, l'exercice ou autres occupations agréables.

Quoi qu'il en soit, il faut prendre le temps de se connaître et trouver des solutions qui nous sont propres. Il faut cependant bien y penser avant d'utiliser l'alcool comme agent «anti-stress» ! Un jeu qui n'en vaut pas la chandelle.

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