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Cesser de ruminer ou de «trop penser»

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Qui ne s’est pas senti envahi ou obsédé par des pensées répétitives après avoir vécu une situation difficile ? Souvenez-vous : un conflit éclate avec une personne de notre entourage et pour les jours qui suivent, et trop souvent pour les nuits aussi, on ne repense qu’à ça, on se repasse l’histoire en boucle dans notre tête, on pense à ce que l’on aurait aimé dire ou faire. Stressés et inquiets, nous ne pensons qu’à régler la question, à tirer les choses au clair, à nous prémunir contre les conséquences négatives pouvant en surgir. Les spécialistes du bonheur, c’est-à-dire ceux qui ont mené des recherches sur les stratégies utilisées par les gens qui ont "le bonheur facile", recommandent certaines stratégies pour mieux gérer cette hyperactivité mentale qui survient un jour ou l’autre dans la vie de chacun.


1 - Dire Non! Stop! Ça suffit!

La rumination se révèle fréquemment un adversaire coriace qui peut ressurgir à la moindre occasion. Même quand une activité nous exige beaucoup d'énergie ou de concentration, il peut nous arriver que le sujet de rumination cherche tout à coup à reprendre le dessus. Lorsque ceci arrive, il ne faut lui donner aucune chance et le neutraliser sur-le-champ. Une façon simple de faire cela consiste à dire en pensée ou même à haute voix : « Non, c'est assez! Je cesse de penser à ça! ».

 

2 – Remettre la rumination à plus tard

Si notre rumination a besoin de s'exprimer, il peut être utile de lui accorder un temps calculé, par exemple, trente minutes par jour, à un moment de la journée où nous sommes généralement reposés et détendus. Si elle surgit en dehors de son horaire, il faut alors faire la rappel tout simplement que ce n'est pas son heure et qu'elle aura son tour plus tard. Quand ce moment viendra, notre esprit sera sans doute plus calme.

 

3 – Faire une activité captivante

Cette stratégie consiste à trouver une activité suffisamment captivante pour qu'il soit pratiquement impossible de retomber dans les pensées négatives. Il faut donc canaliser notre attention et notre énergie vers quelque chose qui nous absorbe ou nous passionne plutôt que sur le sujet de notre rumination.

 

4 – Développer des pensées rassurantes

Lorsque nous sommes aux prises avec des pensées envahissantes et obsédantes, il est possible de bâtir, à l'intérieur de soi, un espace rassurant et réconfortant. Par exemple, on peut imaginer qu'un proche ou un sage nous parle pour nous aider à gérer cette inquiétude. Il s'agit de penser à ce qu'il pourrait nous dire pour nous aider. Ensuite, prendre le temps dans la journée de se redire ces paroles rassurantes et réconfortantes.

 

5 – Se confier

Autour de vous, il existe certainement des gens de confiance dont nous apprécions le bon jugement. Il peut être libérateur de confier notre sujet de rumination à l'une de ces personnes, à condition bien sûr qu'elle ne soit pas impliquée dans notre problème et qu'elle ne se sente pas envahie par notre demande d'écoute. De telles personnes nous sont précieuses et il ne faut pas abuser à mauvais escient de leur temps, leur énergie et de leur générosité.

 

6 – Écrire

S'installer devant un calepin ou le clavier peut aussi se révéler une autre bonne façon de se décharger d'un surplus d'émotions. Une simple séance d'écriture de 5 ou 10 minutes peut grandement aider à clarifier ce qui se passe et rendre le tout moins confus. En fait, cela permet d'objectiver son sujet de rumination, de relativiser, de le rendre extérieur à soi, de le rendre plus cohérent, pour mieux l'analyser et ainsi juger de sa véritable ampleur et importance.

 

7 – Agir

Lorsque nous sommes pris dans la rumination, nous sommes détournés de l'action. Prisonnier de notre état d'âme, on ressasse les mêmes idées et par le fait même on s'ajoute plus de tristesse, d'ennuis et de souffrance. Accablés par le problème, il est possible de se sentir paralysés et de rester en attente d'un coup de chance, d'une intervention extérieure qui réglera tout. En réalité, il vaut mieux ne pas compter sur un miracle ou sur le temps qui passe et agir sur le champ pour améliorer concrètement notre situation. Même si sa portée est limitée, une démarche aidera à se sentir mieux et à être fiers de nous-même. Après tout, il s'agira peut-être du début de la solution.

 

8 – Tenir le coup

Il s'agit ici de développer progressivement sa confiance en soi, mais aussi la confiance dans les moyens mis en oeuvre pour s'aider. Trop souvent, en situation de grand stress, on met en pratique un moyen proposé, mais comme il ne donne pas de résultat de façon instantanée, on a l'impression que ça ne fonctionne pas et on abandonne. On peut ainsi se sentir impuissant et retomber dans l'inaction. Lorsqu'on tente une nouvelle stratégie, il est normal qu'elle ne soit pas parfaitement efficace du premier coup. Il est important de se donner la chance, de même qu'à la méthode utilisée.

 

9 – Voir plus large

Ruminer a généralement pour effet de limiter notre perception du temps et de l'espace. On peut relativiser les choses en se demandant ce qu'il en sera de ce problème dans un an, voire dans plusieurs années. On peut aussi changer de perspective lorsque l'on compare son vécu à celui de d'autres personnes vivant des situations aussi dramatiques ou même encore plus difficiles que ce que nous vivons.

 

Conclusion

Sachez que la rumination fait partie de notre vie et qu'elle peut nous apprendre beaucoup sur notre monde intérieur. Normalement, elle survient tout aussi rapidement qu'elle s'estompe. Cependant, elle peut devenir pathologique, notamment chez les personnes ayant vécu un choc traumatique ou encore chez une personne souffrant de dépression. Il est alors souhaitable d'avoir recours à une aide psychologique appropriée. Dans tous les cas, n'hésitez pas à consulter un professionnel de MonAlliéSanté.com

 

Marguerite Côté, Travailleuse sociale et Psychothérapeute

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